Les Végétariens – Raisons et sentiments
Ce livre constitue un plaidoyer pour
un nouveau végétarisme. L’auteur a voulu y jeter
les bases d’une nouvelle conception du monde où le
végétarisme n’apparaîtrait plus comme un
simple mode de comportement alimentaire, mais comme un mode de vie
global, fondé sur le plus grand respect possible de tout ce
qui existe.
Respecter la vie animale n’est donc plus une fin en soi,
comme trop de personnes le pensent; l’animal n’est que le
point où se concentre de façon la plus évidente
l’inconscience humaine; il est le point focal des erreurs
d’appréciations de l’homme sur son rôle dans
la nature. Réciproquement, prendre conscience de cette erreur
envers l’animal revient à changer son rapport avec les
hommes et mène à rejeter la violence qui embourbe
l’humanité. L’inacceptabilité de
l’une entraîne l’inacceptabilité de
l’autre. Le végétarisme se veut
présenté ici comme une «thérapie
nécessaire», afin de promouvoir une nouvelle culture
où l’esprit humain, repoussant le sommeil des solutions
de facilité qui poussent à détruire,
s’éveille à la recherche infinie des moyens de ne
jamais nuire. Il devient en quelque sorte le «rite de
passage» incontournable d’un état
d’humanité infantile à un état
d’humanité pleinement adulte.
Mais l’auteur reste conscient des réalités de
l’existence. Sa «société
végétarienne» n’est pas celle où
l’on ne tuerait jamais un animal, où l’on
n’abattrait jamais un arbre, où jamais une vie humaine
serait supprimée; mais c’est une société
où serait constamment et ouvertement posée question:
«est-ce vraiment nécessaire, et n’y a-t-il
vraiment aucun autre choix possible?». C’est une
société où les yeux seraient toujours ouverts
dans le sens de la vie.
L’image du végétarisme que veut présenter
ce livre est donc triple. Dans ‘l’esprit de
l’auteur, le végétarisme est une option
«politique», au sens où la politique est
l’art de bien gérer la cité qui nous abrite tous,
la Terre, et de la transmettre à nos descendants en meilleur
état que nous ne l’avons acquise de nos ancêtres.
C’est aussi une option «révolutionnaire», au
sens où il opère un renversement de l’idée
reçue de suprématie humaine, en donnant à
l’homme un rôle d’accompagnateur de
l’existant dans son évolution, et non plus de
maître de toutes choses. Et surtout, C’est une option
«progressiste», au sens où l’humanité
n’accomplira de progrès moral véritable que si
elle est capable de se dépouiller de l’habitude de tuer
qu’elle entretient nocivement en elle en perpétuant le
meurtre inutile des animaux.
Mais le livre n’a pas été conçu comme un
exposé dogmatique. Les «saintes écritures»
du végétarisme n’existent fort heureusement pas.
Ainsi présente-t-il aussi bien des questions polémiques
que des aspects vécus et des témoignages de
végétariens aussi bien des réflexions sur la
chasse et la pêche qu’un état des lieux du
végétarisme en France aussi bien des
considérations psychologiques qu’un aperçu
historique du mouvement végétarien dans notre pays. Il
désire faire apprécier au lecteur les multiples
facettes du végétarisme (économique, sociale,
personnelle, religieuse, etc.), et les multiples façons de
s’y impliquer.
L’auteur ne prétend pas détenir la
vérité infuse ni être capable d’embrasser
dans sa totalité un aussi vaste sujet; il
préfère, plutôt que de donner des solutions
péremptoires, donner à réfléchir. Le
livre se veut aussi un exposé de sa conception propre du
végétarisme, qui n’est pas de fixer un nouveau
type de comportement, mais de forcer l’esprit humain à
trouver, aux questions qui se présentent à lui, des
réponses toujours plus et plus porteuses de vie.
Le livre est disponible sur la site Internet:
Alliance Végétarienne
www.vegetarisme.fr
contact@allianceveg.org
[en haut]
© Schweizerische Vereinigung für Vegetarismus (SVV) | www.vegetarismus.ch | Impressum
Tweet